Infos
- Titre
- volume(s)
- Intervenant
- Bruno Flash
- Durée
- 27:08
- Evénement
- VOLUME(S), MARION MÖLLER, P2P-F - Visite modèle des expositions
- Lieu
- Casino Luxembourg
- Affiche
- Mission492
- Commentaires du réalisateur
- Davide Balula, Chris Bors, Julie Freeman, Iain Forsyth + Jane Pollard, Andy Huntington & Drew Allan, Yoshimasa Kato & Yuichi Ito, Olivier Millagou, The Plug, Steven Shearer, Troika, Naama Tsabar. VOLUME(S) explore les liens qui se créent entre la musique, le son et les arts visuels. Comment un artiste parvient-il à exprimer un son en un volume spatial ? En utilisant le son pour ses propriétés physiques, en le convertissant en données informatiques, certaines de ces œuvres créent des impressions visuelles, des objets ou des déformations sonores à partir d’un son original. D’autres œuvres explorent une voie moins abstraite et intègrent la culture « rock » sous différents aspects dans l’art contemporain. Ici, la question qui se pose est une autre : comment traduire en image le contenu culturel d’une musique ? Dans chacun des cas, un phénomène sonore se transforme en volume spatial, et fait découvrir les aspects inattendus de leur matériel de départ : la musique. Une scène, munie de tout le matériel nécessaire à un concert, s’élève devant nous. Le « gaffer tape », qui est habituellement utilisé pour fixer les câbles au sol ou marquer les niveaux de volume, recouvre ici l’ensemble de la scène. Toute performance est impossible. Encore de Naama Tsabar présente l’essence même du rock tout en lui amputant son impulsion initiale. Poems XX de Steven Shearer reprend des paroles de groupes « heavy-metal » et les place, encadrés, de bout à bout sur un mur. La lecture pure et silencieuse, la typographie et la mise en page neutre permettent aux paroles de se détacher de leur signification pour devenir purement formelles. Dans File Under Sacred Music, Iain Forsyth et Jane Pollard recréent une performance mythique du groupe The Cramps à l’hôpital psychiatrique de Napa State en Californie (1978). Leur faux documentaire indique une analyse à la fois bienveillante et subversive de ce phénomène de « culte » qui plane sur certains groupes et leurs concerts historiques. Habituellement, nous utilisons les punaises pour fixer un poster au mur. Avec Drawing-Pin, Olivier Millagou retire volontairement les effigies sur papier, pour ne garder que les punaises. Dans cette salle obscure, les logos de groupe formés par des punaises dorées scintillent à la lumière, telles des constellations. L’ Angleterre est peut-être le lieu de naissance de la culture pop telle que nous la connaissons, mais les scandales engendrés par les stars britanniques prenaient souvent le dessus sur leur musique. Drugs save the Queen de The Plug reprend le détournement de l’hymne national britannique, pratiqué à gogo par toute une génération de rock stars (The Sex Pistols, Queen et autres). Dénonce-t-il la décadence de ces idoles ou plutôt la valeur touristique d’un Royaume-Uni toujours mythifié par les « rockeux » ? Commissaires : Marc Clement, Kevin Muhlen. Avec la collaboration de et Haus vun der Natur, Kockelscheuer VOLUME(S) 26/01 – 06/04/2008 Casino forum d’art contemporain Luxembourg
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