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    Parallax-Scopies in OFF

    Posté par Bruno Baltzer à Octobre 15, 2011 19:43

    PARALLAX-SCOPIES | Cercle Cité | analogic and digital photographic series | march 2011 choice of 4 out of 29 photographic diptyches

    Within the framework of a photographic commission for the renovations of a historic building in the heart of the city of Luxembourg, Bruno Baltzer realizes the photographic series Parallax-scopies.

    In memory of the large-scale photographic missions, such as the Heliographic mission, whose uncommon points of view envisage a new perception of the urban reality, Bruno Baltzer reveals in his turn a completely original vision and reflection on photography. On the roof of the most central monument of the city (Cercle Cité) the panoramic gaze of the photographer merges the exploration of different techniques with a reflection on photographic history and creation. The images of the series Parallax-Scopies occur as a series of diptyches. Bruno Baltzer’s regard over-looks the city and offers us, according to the tradition of landscape photography, views or even “over-views” of the town, thanks to an exceptional vision, amplified by a double, almost simultaneous shooting.

    The Parallax-Scopies act on the essential concept of the binocular vision and its basic perception. Two cameras, positioned on the same carrying axis, a pinhole and a digital reflex, combine analogic and digital technology, black and white and colour images. This visual complexity blends and discerns its features, every time again, in every image. This work reveals a “plus-de-vue” (Derrida), term which inscribes, in its amphibological construction, the overflowing of a multiple and visionary vision and evokes at the same time the innate blindness of the photographic act. The combination of two devices, the pinhole, which prevents the precise control of framing but also of its impression and the digital reflex, which instantly reveals its subject, gives life to a heuristic of the visible. The unlimited depth of field of the pinhole accentuates the feeling of visual continuity while the digitally reconstructed zones of the images suggest a perceptive discontinuity. The parallel between these optical shifts creates a modular and a hypnotic vision of reality, without the occurring of a real fracture. The mind spontaneously reconstructs our vision between chemical and mathematical processes, monochrome colours and dense blacks and whites. This visual decoupling invites us to a glance insistence. Nothing repeats as before. Details slip as they intensely fix by a sort of retinal persistence. Between impression and recognition, known and already known, the new and the past are clearly entangled.

    Descendant of stereoscopic photography, whose purpose was the attainment of a three-dimensional vision through the combination of two similar images, in Bruno Baltzer’s photos the stereopsis is affected by a kind of squint (defect of the parallelism of visual axes), not because of a visual anomaly but because of a visual reinforcement deriving from the simultaneous use of two dichotomous systems of image creation. Within this panoramic apprehension through “bird’s-eye view” perspectives, the world’s insight is fully human. The architectural principle of Bruno Baltzer’s photography, between construction and reconstruction, belonging to the actual research in contemporary photography, questions the idea of stable representation.

    Nathalie Dibern

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    Cercle-Cité | Parallax-Scopies in OFF

    Posté par Bruno Baltzer à Octobre 15, 2011 19:33

    Cercle-Cité #1 | Parallax-Scopies | série photographique numérique et argentique | mars 2011

    Posté par Bruno Baltzer à Avril 24, 2011 00:40

    Dans le cadre d’une commission autour du réaménagement, de la modernisation et de la restauration d’un bâtiment historique au cœur de la ville de Luxembourg, Bruno Baltzer réalise la série photographique Cercle-Cité #1 | Parallax-Scopies premier volet de la commande de la Ville de Luxembourg.

    En mémoire des grandes missions photographiques telles que la mission héliographique dont les points de vue inédits envisagent une nouvelle perception de la réalité urbaine, Bruno Baltzer révèle à son tour une vision et une réflexion tout à fait originale autour de la photographie. Sur le toit du monument le plus central de la ville (le Cercle Cité) le regard panoramique du photographe fusionne l’exploration de techniques différentes avec une réflexion de l’histoire et de la création photographiques.

    Les images de la série Parallax-Scopies se présentent comme une série des diptyques. Le regard de Bruno Baltzer y sur-vole la ville et nous offre selon la tradition de la photographie de paysage, des « vues » ou «sur-vues», grâce à une inédite vision, amplifiée par un double regard qui s’effectue en quasi – simultanée. Les Parallax-Scopies se jouent sur le concept essentiel de la vision binoculaire dans son élémentarité perceptive. Deux appareils photographiques positionnés sur le même axe portant, un sténopé et un reflex digital, de l’argentique et du numérique, en noir et blanc et en couleur. Cette complexité visuelle se mêle et se différencie à nouveau, à chaque fois, dans chaque image.

    Ce travail nous expose à un plus-de-vue (Derrida), terme qui inscrit dans sa construction amphibologique le débordement de la vision multiple et visionnaire et évoque en même temps l’instant de cécité inné à l’acte photographique. La combinaison de l’appareil sténopé, qui empêche le contrôle précis du cadrage mais aussi de son impression, avec le reflex digital, qui révèle instantanément son sujet, donne vie à une heuristique du visible. Le champ de profondeur illimité du sténopé exacerbe le sentiment de continuité visuelle pendant que les zones reconstruites en numérique suggèrent une discontinuité perceptive. Le parallèle entre ces décalages optiques crée une vision modulaire et hypnotique de la réalité, sans qu’une réelle fracture se soit produite. La vision joue une reconstruction spontanée entre action chimique et action mathématique, couleurs monochromes et noirs et blancs riches en subtilité. Ce dédoublement visuel nous invite à une insistance du regard. Rien ne se répète à l’identique. Les détails qui nous échappent se fixent intensément par une sorte de persistance rétinienne. Entre impression et vision, reconnaissance et vision, connu et déjà connu, le nouveau et l’ancien s’entremêlent distinctement.

    Descendant de la photographie stéréoscopique, dont le but était l’accomplissement d’une vision tridimensionnelle, à travers le rapprochement des deux photographies semblables, dans les photos de Bruno Baltzer la stéréopsie est affectée par une sorte de strabisme (défaut de parallélisme des axes visuels), non tant pour une anomalie visuelle mais pour un excès visuel dérivant de l’utilisation simultanée des deux systèmes dichotomiques de création d’images.

    Dans l’appréhension panoramique des perspectives « à vol d’oiseau », la perception du monde reste entièrement humaine. Le principe architectural de la photographie de Bruno Baltzer, entre construction et reconstruction, recherche encadrée dans la photographie contemporaine, questionne l’idée de représentation stable.

    Nathalie Dibbern, mars 2011

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